Le
silence tombe sur nous. En un clin d'il les bruits
du campement s'estompent comme par enchantement. Je vais
alors me coucher, saoulé par le vent, ivre d'images
inouïes, enivré par les effluves d'armoise.
Etendu sur ma couche, je me laisse immerger dans l'océan
laiteux des étoiles. Je suis petit. A côté
de moi, les dernières braises vacillent encore avant
de s'éteindre.