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Le
vent, longtemps à l'étroit entre les falaises
de l'oued, rompt soudain ses amarres et respire à
grands coups dans ces lieux immenses où, enfin, il
trouve une place à sa mesure.
Dans sa bienveillance, il y joue à faire danser des
nuages de poussière de cendre qu'il vrille comme
des toupies, comme pour nous souhaiter la bienvenue dans
cet espace hostile ; "n'ayez pas peur" murmurent-elles
pour nous amadouer.
Lorsqu'elles ont valsé joyeusement aux quatre coins
de cette piste improvisée, elles disparaissent comme
par magie, laissant l'espace vide du vent.
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