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Cet
oued laisse une impression de parcours labyrinthique pour
ces marcheurs impénitents ; non pas que l'on
pourrait s'y perdre, mais plutôt, la sensation qui
nous envahit, celle de marcher sans fin, pour aller nulle
part. Cela peut être un but pour certain marcheurs.
On en sort quelquefois par une immense ouverture, fenêtre
béante s'évasant sur un large espace plat,
recouvert d'argile sèche et craquelée, dessinant
sur le sol des petits carrés réguliers comme
le dos d'une tortue géante.
On peut imaginer cet espace baigné de lumière
occupé jadis par les eaux d'une baie paisible entourée
de falaises déchiquetées. Aujourd'hui, l'aridité
des lieux a remplacé la luxuriance aquatique.
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