|
On
peut marcher des journées entières dand l'oued
In Djeranne. La voie est difficile car le sol raviné,
tortueux, fait de creux et de bosses comme une mer houleuse,
encombrée de cailloux charriés par les crus,
rend le parcours chaotique.
Quelquefois, dans ce dédale empierré, on devine
une piste, sillon hésitant creusé par les
caravanes et les 4x4 hoquetant, dans le lit duquel coulent
des ruisseaux de sable guidés par le vent ;
Ils serpentent tant bien que mal, ballotés d'un côté
à l'autre de l'oued bordés de cette plante
rectiligne à feuille verte et ronde, dangereuse paraît-il
pour les yeux, que le nomades appellent Karanka.
Suivre cet oued peut être fastidieux, surtout lors
des heures torrides où le soleil de plomb semble
venir de partout, aussi bien du ciel que de la terre, quand
la poussière blanche colle à la peau où
la sueur perle ; le pied n'est pas sûr.
|